Artisans couteliers basques

Nom : Lauduique
 
Prénom : Christophe 

Age : 53 ans

Lieu de naissance : je suis né deux fois, la première à Montmorency (Val d’Oise) et la seconde à 4 mois à Itxassou (Pays Basque).
 
Lieu de résidence : Sames
 
Profession : artisan coutelier
 
Couleur préférée : le rouge basque des volets et le blanc des façades de nos maisons sous le soleil.
 
Plat préféré : les chipirons à la plancha

 
Livre préféré : « Pourquoi le ballon de rugby est-il ovale ?... et 270 autres questions intrigantes sur le sport»
 
Chanson préférée : « Dust in the wind » du groupe Kansas
 
Animal préféré : le Couteau, coquillage allongé qui ressemble à un manche de couteau
  
Présenter son parcours en 8 à  10 lignes
Compagnon de la Confrérie du Couteau de Thiers, Christophe Lauduique est entré dans le monde de la coutellerie en publiant deux livres pour les amoureux des belles lames : « Couteaux pliants de nos provinces » tome 1 et tome 2. Il a créé l’Atelier Lames de Sames au Pays Basque en 2004, et fabrique des couteaux de poche qui reprennent le système des pliants à deux clous pyrénéens utilisés autrefois par les paysans et les bergers. Le Bayonnais, le Corsaire, le Couteau Basque et le Marraza (Couteau Makila) respectent tradition et qualité. Les manches sont gravés de différents symboles du Labourd, de la Basse-Navarre et de la Soule qui sont les trois provinces françaises du Pays Basque. Christophe invite le visiteur intéressé par son travail à choisir son manche, sa lame et sa gravure ce qui rend chaque couteau unique.

 
Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?
Avant de devenir artisan coutelier, mon intérêt pour le couteau et surtout le couteau régional français a commencé par une collection que j’ai complétée au fil des années. De collectionneur chevronné à coutelier par passion, il n’y avait qu’un pas que j’ai franchi avec l’aide d’amis. 

 
Quel est votre meilleur souvenir professionnel ?
Le jour où un garçon de 8 ans a dit à sa mère, après avoir visité mon atelier, que plus tard il serait coutelier. Çà m’a touché.
 
Quel est votre pire souvenir professionnel ?
Pour l’instant ce métier ne m’a apporté que du bonheur et de belles rencontres.
 
Quel métier auriez-vous aimé faire si vous n’aviez pas été coutelier ?
Cuisinier ! Malheureusement la fée des toques blanches ne s’est pas penchée sur mon berceau.

 Quel «habitant de votre département» êtes-vous ?
Par mon travail, j’essaie de mettre en valeur ses coutumes, ses traditions, ses différences. Le Béarn et le Pays Basque réunis dans un même département, imaginez cette richesse de cultures et de paysages !
 
Quel est votre coup de cœur dans le département ?
 Bayonne et ses rues piétonnes aux maisons anciennes représentent pour moi autant le passé que l’avenir. En se promenant dans le Grand et le Petit Bayonne,  j’aime à me souvenir qu’ici, rue de Faures, au XVème siècle les couteliers bayonnais ont inventé la Baïonnette et qu’à quelques pas, un magasin de sports de glisse vous rappelle que la Côte Basque est le paradis des surfeurs. 

Christophe Lauduique perpétue depuis une quinzaine d’année l’art de la coutellerie au Pays Basque

N’allez surtout pas dire à Christophe Lauduique que le Pays Basque n’est pas un pays de tradition coutelière ! L’artisan, passionné par la coutellerie depuis toujours, travaille au quotidien à faire vivre l’art et la culture du couteau au pied des Pyrénées. Collectionneur chevronné de couteaux, auteur de trois livres sur la coutellerie, dont un « Couteau pliants de nos provinces » devenu une référence pour tous les amateurs de belles lames, il décide à 40 ans d’en faire son métier après une première carrière dans l’industrie musicale. Il suit alors une formation auprès d’un maître coutelier en Bretagne avant d’ouvrir en 2004 son propre atelier à Sames, conjuguant ainsi sa passion pour les couteaux et son amour du Pays Basque.  Rapidement, le bouche à oreille lui apporte une clientèle solide. « Les gens sont très intéressés par la coutellerie. Le couteau est un objet qui fait rêver car il représente une tradition ancestrale, une transmission de génération en génération. Ici, au Pays Basque, il existe une importante tradition coutelière, que ce soit à Bayonne, d’où vient d’ailleurs la Baïonnette, ou dans les villages de l’intérieur », souligne le professionnel. En 2010, une rencontre lui donne l’opportunité d’acquérir une ancienne forge de chaudronnier, face à l’Adour, à la frontière entre Bayonne et Anglet. « Ce lieu me fascinait quand je passais devant, petit. J’ai concrétisé un rêve en m’installant ici ». L’artisan coutelier y aménage un atelier au charme fou, adossé à une petite boutique où il expose une partie de sa collection, invitant à voyager dans la tradition coutelière des régions de France.

Couteaux anciens et créations

Christophe Lauduique s’attache, avec son binôme Eric Burel-Etchegoin, à refaire vivre les couteaux anciens du Pays Basque, ceux qu’il découvre gravés sur le linteau d’une maison à Cambo, Irrissarry ou Espelette, ou ceux qu’utilisaient les bergers en montagne. Le maître coutelier s’inspire également de ce pays aimé pour ses créations originales, comme le couteau Makila pliant, hommage au bâton emblématique basque, ou encore le couteau chistera, développé avec un ami pelotari. Des pièces entièrement réalisées à la main, dans la plus pure tradition coutelière, à partir d’essences comme le bois (chêne, cerisier d’Itxassou, buis, acacia, néflier…), la corne (de zébu, de buffle, de bélier ou de brebis manech) ou encore l’ivoire (de phacochère ou, plus insolite, de mammouth). Pour les lames, l’artisan utilise selon les modèles ou les souhaits de ses clients l’acier carbone, qu’il forge comme autrefois et propose « brut de trempe », l’acier inox ou encore l’acier de Damas et ses milles reflets. « Chacun de ces métaux a des propriétés spécifiques. L’acier carbone s’oxyde, se patine mais coupe plus longtemps et est plus facile à aiguiser. L’acier inox ne s’altère pas mais demande à être affûté régulièrement. Le Damas est quand à lui à la fois esthétique et très tranchant », détaille Christophe Lauduique. L’atelier propose d’ailleurs des services de rémoulage, un métier quasi-disparu, ou encore la réparation de couteaux anciens. « Les couteaux portent souvent une histoire sentimentale ou familiale », souligne t-il.

CHRISTOPHE LAUDUIQUE

Christophe Lauduique, collectionneur chevronné depuis plus de trente ans et coutelier par passion, est entré dans le monde de la coutellerie en publiant deux livres devenus des ouvrages de références pour tous les amoureux des belles lames : « Couteaux pliants de nos provinces » tome 1 et tome 2. Il présente dans ces deux livres près de 300 couteaux d’hier et d’aujourd’hui.

Christophe a créé l’Atelier Lames de Sames-Couteaux du Pays en 2004, et fabrique des couteaux de poche qui reprennent le système des pliants à deux clous pyrénéens utilisés dès le XIIème siècle par les paysans et les bergers.

Ses Couteaux du Pays Basque respectent tradition et qualité avec leur manche en corne blonde ou corne noire et leur lame en acier carbone XC75 brute de trempe ou en acier inoxydable 12C27.

Les manches sont gravés de différents symboles du Labourd, de la Basse-Navarre et de la Soule qui sont les trois provinces françaises du Pays Basque. Christophe invite le visiteur intéressé par son travail à choisir son manche, sa lame et sa gravure ce qui rend chaque couteau unique.

Son atelier-boutique installé en face du fleuve l’Adour à la frontière d’Anglet et de Bayonne, dans une ancienne forge de chaudronnier de 1930, abrite une exposition unique en France, présentant les couteaux pliants régionaux français du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours. Vous pouvez admirer gratuitement cette magnifique collection, riche de plus de 1000 couteaux fermants.

ERIC BUREL ETCHEGOIN

Passionné moi aussi de couteaux, je connais Christophe depuis déjà quelques années en tant que client et un jour de 2017, je lui ai proposé de créer un site Web « couteau basque » afin de perfectionner son activité sur internet. 
Depuis, nous ne nous quittons plus. Il m’a embauché et me forme au métier de coutelier. 
Ainsi la boucle est bouclée, je vends ce que je fabrique.>Et depuis, ce nouveau métier qui est le mien maintenant, est devenu une passion de plus en plus grandissante.
Quoi de plus beau que de perpétuer l’histoire et la culture de la coutellerie au Pays basque ?